Choix MÉDIA TV: L’expérience Mars et Avril à ARTV (+ entrevue avec Caroline Dhavernas!)

 Choix MÉDIA TV: Lexpérience Mars et Avril à ARTV (+ entrevue avec Caroline Dhavernas!)

Vous souvenez-vous d’un film québécois de science-fiction digne de ce nom (à part Le Martien de Noël  Choix MÉDIA TV: Lexpérience Mars et Avril à ARTV (+ entrevue avec Caroline Dhavernas!) ) ? Moi pas. C’est ce qui rend Mars et Avril, le premier film du réalisateur Martin Villeneuve aussi intrigant. Avouez aussi que se lancer dans un film de science-fiction, avec les moyens limités du cinéma québécois, comme première oeuvre, c’est un pari pour le moins risqué.

Mais si l’on se fie au documentaire L’expérience Mars et Avril, qui sera présenté les samedis 13 octobre, à 15 h 30 et dimanche 14 octobre, à 19 h 30 et à 22 h, à ARTV, on risque d’être à tout le moins impressionné par les trésors d’ingéniosité qui ont été nécessaire pour que le film soit à la hauteur des attentes.

Grâce aux témoignages des protagonistes du film, dont Paul Ahmarani, Caroline Dhavernas, Jacques Languirand et Robert Lepage, le documentaire explore les coulisses et les défis rencontrés pour mettre en images et en musique l’imaginaire éclaté du réalisateur. Le commentaire le plus révélateur et flatteur à propos de Mars et Avril provient de Robert Lepage lui-même: «Ce qui est intéressant, c’est qu’on est devant un film qui se sert de l’esthétique de la science-fiction pour faire de la poésie!»

Mais au-delà des défis techniques qui sont exposés dans ce documentaire sur Mars et Avril, il y a l’histoire, la trame narrative, et l’émotion qui devaient être communiquées par des acteurs et actrices jouant la plupart du temps… devant de grandes toiles vertes.  Des toiles sur lequelles seraient incrustés plus tard les décors conçus par François Schuiten, illustre bédéiste futuriste belge, à qui Martin Villeneuve a demandé d’imaginer et de magnifier l’architecture qu’aura Montréal dans 50 ans! Un travail fascinant expliqué avec passion par Schuiten lui-même.

 Choix MÉDIA TV: Lexpérience Mars et Avril à ARTV (+ entrevue avec Caroline Dhavernas!)Lors d’une entrevue récente avec Caroline Dhavernas (sur son rôle dans la télésérie américaine Hannibal, que vous pouvez consulter par ici), je l’avais questionné sur son implication dans Mars et Avril et sur sa relation particulière avec Jacques Languirand, son partenaire dans le film. Voici ce bout d’entrevue que j’avais réservé en prévision de la sortie du film:

-Dans Mars et Avril, tu joues une photographe qui tombe amoureuse d’un vieux musicien joué par Jacques Languirand. En plus, d’être un défi d’actrice au niveau de la complexité technique du tournage, ça devait demander aussi une subtilité de jeu particulière, pour rendre crédible cette histoire d’amour là, entre deux personnages, qui ont une telle différence d’âge?

«Tout à fait, parce que les gens nous posent beaucoup la question, par rapport à la différence d’âge parce qu’elle est énorme. Je pense que les gens qui n’ont pas vu le film s’imaginent beaucoup une relation amoureuse qu’on connaît, qu’on a vue souvent au cinéma. Mais, c’est très imagé, c’est très poétique. Il n’y a pas de «scène de baise». Ça fait partie d’un univers décalé, donc, elle est vécue de façon très ressentie par ces deux âmes qui se rencontrent, et en même temps de façon très cérébrale. Même si les dialogues étaient parfois difficiles à rendre, parce que c’est très écrit, un peu comme une bande dessinée. Jouer de façon naturelle, avec des dialogues qui sont plus écrits comme ça, plus cérébraux, c’est un piège. C’est un beau défi à relever. Donc, oui, c’était complexe, parce que j’essaie toujours d’être le plus naturel possible, même dans cet univers où il n’y a rien de naturel, finalement. Ça n’a pas été évident, mais ç’a été un beau défi. Quand j’ai vu le film  pour la première mondiale, à Prague, j’étais très fier du résultat. C’est très différent de ce qu’on voit beaucoup ici. Il y a vraiment de belles «shots» des fois, il y a des scènes magnifiques.»

-Et dans ta relation avec Jacques Languirand, c’était quoi, comme complicité? Tu as plus d’expérience que lui pour ce qui est des tournages au cinéma. Est-ce que c’était toi qui te retrouvais à le guider des fois?

«J’ai beaucoup de mal à dire aux autres quoi faire, sur un plateau, ou à les guider. Donc, je laissais Martin, le réalisateur, faire ça. Mais, s’il avait peut-être une insécurité, oui, j’essayais de le rassurer, parce qu’il savait que ce n’était pas mon premier barbecue, comme on dit. En même temps, je n’avais pas l’impression qu’il n’avait pas d’expérience. Parce que ça semblait très naturel pour lui. Ce rôle-là en tous cas, a été écrit pour lui. C’est lui. Donc, je n’avais pas l’impression qu’il n’était pas à sa place du tout. Avec les quarante années de radio qu’il a derrière la cravate, moi je suis très impressionnée par son expérience aussi. C’est quelqu’un qui, derrière son micro, tout seul, a quand même bâti un univers, il a quand même parlé à des millions de personnes qui l’écoutaient. Il a raconté des histoires, d’une autre façon. Peut-être pour le niveau technique, c’était plus complexe et stressant pour lui. Il y avait des choses peut-être à apprendre, mais sinon c’était très naturel et agréable de travailler avec lui.»

Pour plus de détails sur le making of de Mars et Avril, consultez le blogue d’ARTV.


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